Info militante

défends tes droits en entreprise

Génération sacrifiée, frappés par le chômage, la précarité, le déclassement, les jeunes, diplômés ou non, sont les premières victimes des inégalités. Ils signent en moyenne leur premier CDI à 31 ans et sont souvent les premiers touchés quand les directions d’entreprises font des plans de suppressions d’emplois. Victimes de la standardisation et de la banalisation de l’intérim, lorsqu’ils sont diplômés, les jeunes sont souvent employés à des tâches qui requièrent moins de compétences que le diplôme obtenu

Un étudiant sur deux est obligé d'être salarié en concurrence de ses études

Derrière ce constat, se cachent des petits jobs, souvent mal rémunérés et précaires

Ces jobs alimentaires sont vitaux pour la poursuite des études, pourtant tu peux te sentir isolé face à des patrons qui abusent de ta condition d'étudiant salarié

 

Le collectif Jeunes CGT est un outil de la CGT proche de tes préoccupations, qui lutte contre la précarité et met en avant un syndicalisme d'action et de lutte en faveur des jeunes

La CGT est le syndicat majoritaire chez les salariés et, ce, depuis plus de 100 ans !

Dis-toi que, quel que soit ton problème, la CGT l'a sûrement déjà rencontré !

Violences faites aux femmes : un manque d’ambition et de moyens criant

Dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes ce dimanche 8 mars, la CGT se mobilise et met en avant ses propositions pour lutter contre les discriminations au travail et les violences faîtes aux femmes dans la société et pour l'égalité salariale

Malgré une mobilisation record en 2019, les annonces gouvernementales une nouvelle fois décevantes et sont bien en deçà des attentes des acteurs de terrain

Après une mobilisation record : la colère

C’est le temps de la colère pour les associations et la CGT qui luttent contre les violences sexistes et sexuelles en France. Après la marche historique du 23 novembre 2019, qui a rassemblé 150 000 personnes en France, notamment au cri de « on veut un milliard, pas un million », les arbitrages du gouvernement à l’issue de Grenelle des violences conjugales, ont sérieusement déçu 

L’enveloppe de 361,5 millions d’euros n’est qu’une simple reconduction de la somme déjà allouée l’an dernier, dénonce Sophie Binet, dirigeante confédérale de la CGT. Quant aux mesures annoncées, c’est pour beaucoup du recyclage

Ainsi de la formation des enseignants à l’égalité hommes-femmes. Un dispositif qui existe déjà au moins depuis 2013 et a été limité lors de la remise en cause de « l’ABCD » de l’égalité

1 000 nouvelles places d’hébergement seront également créés, le secret médical sera levé pour les médecins en cas d’urgence et les auteurs de violences seront équipés de 1 000 bracelets anti-rapprochement. Ils devraient également être pris en charge dans deux centres d’hébergement – par département – dédiés à leur suivi, qui ne seront pas cependant opérationnels avant la fin du quinquennat

Une grille d’évaluation des risques sera également disponible dans les commissariats et 80 postes supplémentaires de travailleurs sociaux (271 actuellement) devraient être créés d’ici 2021 pour intervenir dans les commissariats...

Vers l’égalité salariale ?

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes ce dimanche 8 mars, la CGT se mobilise et met en avant ses propositions pour lutter contre les discriminations au travail et les violences faîtes aux femmes dans la société et pour l'égalité salariale

Avec près de dix textes de lois et décrets depuis 1972 – date de la première loi française sur l’égalité des rémunérations –, les inégalités salariales demeurent toujours d’un « quart en moins » au détriment des femmes

 À l'origine de cet "écart", figurent de multiples inégalités que subissent les femmes au travail et hors travail

Elles sont moins payées d’abord parce qu’elles subissent la précarité et le temps partiel (près de 30% d’entre elles sont concernées) ; ensuite parce qu’elles se heurtent à la ségrégation professionnelle

Les femmes se confrontent à des « plafonds de verre », tout au long de leur carrière, mais aussi à des « parois de verre », en restant enfermées dans peu de filières et professions, souvent dévalorisées dans notre société (caissières, secrétaires, agentes d’entretien, aides à domicile, aides-soignantes, infirmières ou profes- seures d’école...)

À cela s’ajoute le fait qu’elles obtiennent moins de primes que les hommes (environ un quart en moins dans le privé et jusqu’à un tiers en moins dans le public). On retrouve d’ailleurs évidemment ces inégalités à la retraite, où rappelons que la pension de droit direct des femmes est inférieure de 42 % à celle des hommes

L’index égalité femmes - hommes, introduit en 2019, devait être la mesure qui mettrait fin à ces inégalités, grâce à une "obligation de résultats", exigée par la CGT. Sauf que le compte n'y est toujours pas

Avec un dispositif finalement très simplificateur, et beaucoup de biais dans la mesure, les entreprises s’en sortent très bien, avec des index élevés (83/100 dans les grandes et 82/100 dans les plus de 250 salariés). Le ministère osait même conclure dans son dossier de presse du 17 septembre 2019 : « l’égalité salariale est plutôt respectée dans notre pays » (sic), et précisait « il existe un plafond de verre qui empêche les femmes d’accéder aux plus hautes fonctions »

Toute cette opération n’aura servi qu’à favoriser l’accès des femmes aux dix plus hautes rémunérations de l’entreprise... Tel serait donc le vrai problème : s’assurer qu’à la tête de nos entreprises, il y ait (presque) autant de femmes que d’hommes...

 Mais en quoi cet objectif règlera le problème des milliers de femmes précaires, à bas salaires et à temps partiel imposé ?

Et en quoi la présence de quatre femmes dans les dix plus hautes rémunérations « éclaterait » les véritables plafonds de verre que subissent les femmes tout au long de leur carrière, notamment les femmes intermédiaires ?

C'est pourquoi la CGT propose notamment :

  • d'instaurer des réelles sanctions pour les entreprises et les administrations qui discriminent, même si leur index est « bon » ;
  •  
  •  la fin des temps partiel de moins de 24 heures hebdomadaires, en commençant par le paiement de la cotisation retraite de l’employeur à temps plein pour tous les temps partiels de moins de 24h ;
  •  
  • la revalorisation immédiate de tous les emplois à prédominance féminine et le rat- trapage de toutes les carrières ;
  •  
  • et enfin la fin de l’individualisation des rémunérations, source de discrimination à l’égard des femmes cadres

À l’heure de la mise à mal de notre système de retraites, n’oublions pas que réaliser l’égalité salariale et professionnelle permet non seulement de mettre fin à une injustice flagrante mais aussi de dégager les ressources nécessaires pour financer notre système de retraite

Augmenter les salaires des femmes, c’est augmenter les cotisations et donc le financement des retraites (de l’ordre de 5,5 milliards par an, selon la CNAV) !

Notre mobilisation pour le retrait du projet de loi de réforme des retraites demeure sans faille et la CGT appelle à une grande mobilisation nationale le 31 mars prochain

Magazine CGT

Ce mois ci, l'Union Locale vous propose de prendre en compte le magazine de la Fédération CGT du Commerce et Service.

 

Echanges n°386

 

Sommaire :

Portrait de Dominique LECLERCQ (membre du CSE Sodexo)

Egalie femmes/hommes

AUCHAN : plan de départs volontaires et suppression de postes

Réforme assurance-chômage : répression et punitions, les rigueurs en vigueur

Retraites : manifestation du 22 janvier

7 mars 2020 : lutte internationale contre les dérives du Capitalisme

Caisse automatiques : quel impact ?

 

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Connaître le rôle de l'UL CGT

Interview d'Olivier LE PICHON dans le cadre de son mandat de secrétaire de l'Union Locale CGT de Brest