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Réunion Publique Brest

Appel à une réunion publique organisée par les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, à Brest le 26 octobre prochain.

ELECTIONS TPE

A l’occasion d’une réunion exceptionnelle du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), le ministère du Travail vient d’informer les organisations syndicales d’un nouveau report du processus électoral pour les élections TPE, qui aura des conséquences tant sur la publication en ligne des propagandes électorales que sur les dates de scrutin, jusqu’à présent prévues du 25 janvier au 7 février 2021.

Pour mémoire, en juin dernier, la crise sanitaire et la période de confinement avaient conduit le gouvernement à légiférer par ordonnance pour décaler de 2 mois le scrutin TPE.

Les prestataires informatiques du ministère du Travail avaient déjà pris du retard dans le traitement des données des salariés des TPE et la mise en place du système d’information.

La CGT avait alors proposé de décaler les dates d’élections en juin 2021, afin de permettre à la campagne se dérouler dans les meilleures conditions possibles au regard de la crise sanitaire, et afin que le scrutin ne vienne pas percuter celui des élections départementales et régionales prévues en mars.

Cette proposition avait été rejetée par le ministère du Travail, au prétexte qu’elle aurait eu pour effet de décaler de quelques mois l’annonce de la mesure de représentativité interprofessionnelle dans le secteur privé (élections CSE + TPE) prévue le 31 mars.

En septembre dernier, le ministère a organisé des « élections blanches », c’est-àdire une version test des élections qui semble ne pas avoir été concluante.

Faute de pouvoir assurer la sécurité des données pour le vote électronique, il est aujourd’hui de nouveau dans l’obligation de décaler les dates de scrutin.

Lors de la réunion du HCDS aujourd’hui, la CGT a protesté de ne pas avoir été écoutée sur la mise en place de délais plus larges pour le report initial, et a demandé :

- L’organisation du scrutin début juin 2021, compte tenu de la situation sanitaire et des éventuelles suites aux recours engagés contre le SITIC et le SAMUP ;

- La mise à plat des frais engendrés par ce nouveau décalage pour les organisations ;

- Le report de la mesure de représentativité interprofessionnelle, compte tenu du contexte sanitaire.

Le Ministère ne souhaitant pas que les mesures de représentativité dans les branches et sur le plan interprofessionnel soit impactées, il refuse de nouveau que le scrutin soit reculé de façon trop lointaine dans le calendrier.

Note aux organisations Montreuil, le 19 octobre 2020 Les nouvelles dates seront programmées du 22 mars au 4 avril 2021, avec un dépouillement du 12 au 16 avril 2021.

L’ouverture du site internet pour les électeurs aura lieu le 2 janvier.

Les listes électorales seront mises à disposition des organisations après le 5 février 2021.

Un calendrier précis sera présenté à la Commission nationale des opérations de vote mardi 20 octobre 2020. Nous ferons parvenir le calendrier modifié dès qu’il sera stabilisé.

Les référents TPE de nos Comités Régionaux et de nos Fédérations seront invités à une réunion en visio en fin de semaine.

Nos organisations sont aujourd’hui pleinement engagées dans la campagne et ce report ne doit surtout pas signifier un arrêt ou une pause.

Nous devons mettre à profit ces semaines supplémentaires pour continuer à aller au débat avec les salariés des TPE et pour gagner l’implication de toute la CGT et de tous les syndiqués dans la campagne, afin de gagner un vote massif pour la CGT !

Texte de l’allocution de la Ligue des droits de l’Homme. Brest 21 octobre 2020

Vendredi soir, après son dernier cours, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie a été sauvagement assassiné, décapité à quelques pas de son collège.

Nos pensées vont d’abord à sa famille, à son petit garçon de 5 ans.

Elles vont à ses amis, à ses collègues et à tous les personnels de l’Éducation nationale qui ont sans doute plus que d’autres ressentis cette terrible douleur.

Nous la partageons. Il est mort par la main d’un fanatique.

Il est mort, par la main d’un barbare de cet islam radical qui répand la terreur au nom d’une idéologie obscurantiste, avec laquelle aucun dialogue n’est envisageable, avec laquelle aucune concession ne doit être faite.

Par son geste, cet assassin jette l’opprobre sur une religion et des musulmans, nos concitoyens, nos voisins, nos amis qui n’aspirent qu’à vivre leur foi en paix au sein de la République qui est par essence respectueuse des libertés religieuses. Désignons, nommons les criminels.

Ce sont ceux qui au nom d’une croyance veulent imposer leur loi à tous et par tous les moyens mêmes les plus horribles.

Ne nous divisons pas, le criminel ce n’est pas l’étranger, le demandeur d’asile ou le musulman. Encore une fois c’est l’islamisme radical.

Ne nous divisons pas, les dangers de la stigmatisation qui commence par l’amalgame sont à l’œuvre.

Ces écueils sont mortifères pour notre société.

Les démocraties qui ne les évitent pas glissent dangereusement vers des régimes autoritaires.

Le nom de Samuel Paty vient donc s’ajouter à la terrible liste des victimes.

Parce qu’ils étaient juifs, journalistes, dessinateurs, policiers, prêtre ou tout simplement heureux d’assister à un concert ou boire un verre entre amis ils ont été impitoyablement abattus.

En assassinant Samuel Paty c’est cette fois l’école laïque qui est visée.

Cette école dont la mission fondamentale est de former des citoyennes et des citoyens, des êtres libres et conscients se construisant dans le respect des autres.

Cette école où l’on apprend à vivre ensemble quelles que soient nos origines, nos croyances, nos orientations sexuelles. Cette école de la liberté, de la tolérance et de l’égalité entre les filles et les garçons. Cette école de la république, laïque et ouverte à tous, elle est l’outil premier et fondamental dont nous disposons pour faire vivre nos valeurs républicaines.

Cette école est en première ligne dans ces combats.

Donnons lui les moyens réels de travailler.

Les personnels de l’éducation doivent se sentir soutenus aujourd’hui et plus encore demain pour qu’ils puissent remplir leur mission émancipatrice dans les meilleures conditions auprès de tous les enfants sans distinction d’origines d’appartenance religieuse ou de statut social.

Les idéologues qui ont armé le bras de l’assassin sont toujours là, à l’œuvre.

Ils profitent bien souvent du terreau de la pauvreté et du sentiment d’abandon que ressentent nombre de nos concitoyens pour entraîner des jeunes hommes ou des jeunes femmes à adopter une vision obscurantiste du monde où les libertés n’ont pas leur place.

Pour combattre ces prêcheurs de la haine, la République doit offrir plus de protection aux plus démunis.

Si les opérations de renseignement et police ont toute leur place dans ce combat ; elles se feront en pure perte si l’accès à une vie décente, aux services publics, à la culture et à une éducation de qualité n’est pas garanti pour tous.

La compassion et l’émotion ne suffiront pas dans ce combat vital pour notre démocratie et la défense de nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité.

Ce combat doit être mené par tous, inlassablement, élus et citoyens.

Ce combat, nous le devons à la mémoire de Samuel Paty.

Nous lui en sommes redevables.

Sénat : Adoption de la proposition de loi « zéro chômeur longue durée »

Après l’Assemblée nationale qui l’avait adopté à l’unanimité, c’est au tour du Sénat de valider la proposition de loi visant à lutter contre le chômage de longue période. Le Palais du Luxembourg a ainsi adopté mardi la proposition de loi portant de 10 à 60 territoires l’expérimentation « zéro chômeur longue durée ».

Le texte a été voté avec les voix des groupes LR, centriste, RDPI (ex LREM), RDSE à majorité radicale et Indépendants. Bien que soutenant l’expérimentation, la gauche a voté contre. Le PS a regretté de ne pas avoir obtenu « toutes les garanties souhaitées », tandis que le CRCE à majorité communiste et les écologistes déploraient une proposition de loi « éloignée de l’esprit originel » de l’expérimentation. Députés et sénateurs vont maintenant tenter de se mettre d’accord sur un texte commun.

La ministre du Travail Elisabeth Borne a défendu « un texte nécessaire dans cette période d’incertitude et de difficultés accrues pour les plus précaires », souhaitant le voir « aboutir au plus vite ». L’idée des « TZCLD » est de mobiliser les sommes destinées à l’indemnisation du chômage pour financer des entreprises à but d’emploi (EBE) qui recrutent en CDI des chômeurs de longue durée, payés au Smic pour des activités utiles socialement et non concurrentes des emplois existants.

Pas de changement de durée

La proposition de loi vise à étendre à 50 nouveaux territoires, pour 5 ans, une expérimentation lancée début 2017 et menée aujourd’hui dans dix « territoires » de 5.000 à 10.000 habitants. Ils accueillent 13 EBE employant plus de 800 salariés dans des activités de maraîchage, bûcheronnage, recyclage de métaux ou réparation de vélos. Le Sénat n’a touché ni à la durée, ni au champ de l’expérimentation.

Les sénateurs se sont en revanche opposés à un financement obligatoire par les départements. Cette modification, fustigée à gauche, constitue le principal point d’achoppement avec le gouvernement. « Aucun projet d’expérimentation ne se fera contre la volonté des départements, mais la mobilisation d’un département doit logiquement se traduire par sa contribution au financement de l’expérimentation », a affirmé la ministre du Travail. L’Etat contribue au financement de l’expérimentation, à hauteur de 18.000 euros par an, par emploi, alors que la part des départements est de l’ordre de 1.500 euros.

Création d’un « CDI inclusion »

La proposition de loi comprend par ailleurs d’autres mesures pour simplifier l’insertion par l’activité économique (IAE), comme la suppression d’un agrément obligatoire auprès de Pôle emploi. Elle crée un « CDI inclusion » pour des personnes de plus de 57 ans en difficulté, ou met en place l’expérimentation d’un « contrat passerelle », afin de faciliter le recrutement en entreprises classiques de personnes en fin de parcours d’insertion. Les sénateurs ont en outre créé, avec le soutien du gouvernement, un dispositif « temps cumulé », visant à permettre le cumul d’un contrat d’insertion avec un autre contrat de travail à temps partiel.